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Suite au coup d'état militaire qui a entraîné l'éviction du président Morsi le 2 juillet 2013, Alkarama est très préoccupée par les premiers rapports de décès de disparitions, d'arrestations arbitraires des manifestants et de violations du droit à la liberté d'expression commises par les forces militaires et la police égyptiennes.

A l'occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de torture, Alkarama souhaite exprimer sa profonde préoccupation quant à l'augmentation des cas de décès sous la torture dans les centres de détention en Egypte et l'absence d'enquête impartiale et effective par les autorités. 

En moins de 40 jours, sept cas de décès dans les prisons et les postes de police nous ont été rapportés. . La cause présumée ? Insuffisance circulatoire aiguë. Explication qui contredit la cause réelle établie par les rapports médico-légaux et les témoignages des familles de victimes.

Le Procureur général a pris la décision le 8 juin dernier de clore définitivement les enquêtes dans le dossier Essam Atta, suite à une décision de la Cour d'appel de suspendre l'affaire. Essam Atta, détenu à la prison de Torah suite à un procès inéquitable devant une juridiction militaire d'exception, est décédé sous la torture en octobre 2011. Alkarama dénonce la décision de clore le dossier ainsi que le climat d'impunité des services de sécurité égyptiens.

Alkarama est fortement préoccupée par la recrudescence de la pratique de la torture dans les commissariats de police en Egypte, pratique qui conduit bien souvent au décès des victimes et qui atteste de l'absence de volonté politique de donner suite aux engagements pris par les autorités égyptiennes suite à la révolution pour mettre fin à la torture et à l'impunité des responsables.

Les témoins jouent un rôle essentiel dans le processus judiciaire; il est impératif de leur garantir un environnement dans lequel ils sont protégés et peuvent s'exprimer sans crainte pour leur sécurité.

Ce sujet est particulièrement sensible en cette période où se multiplient violations diverses et procès symboliques du régime précédent. Nombreux sont les Egyptiens qui cherchent en vain une justice qui demeure absente.

Ahmad AbdallahAlkarama condamne le fait que la torture continue d'être pratiquée jusqu'à aujourd'hui en dépit des promesses qui avaient été faites après la révolution. Le gouvernement avait assuré vouloir respecter les droits des citoyens, interdire la torture et lutter contre l'impunité des tortionnaires en les poursuivant pénalement.

Egypt ShuraCouncil

Alkarama a appelé aujourd'hui le Conseil d'Etat égyptien à réviser les articles de la loi sur les manifestations qui sont contraires aux normes internationales relatives aux libertés d'expression, d'opinion, de rassemblement et de réunion.

EGY Report February2013 Cover

Alkarama a la plaisir de vous inviter à la conférence de presse pour le lancement de son rapport qui dresse le bilan de la situation des droits de l'homme en Egypte depuis la levée de l'état d'urgence le 31 mai 2012.

(Londres, 30 mai 2012) - Le nouveau parlement égyptien a l'occasion de clore un chapitre violent de l'histoire récente en mettant fin à toutes les mesures liées à la loi d'urgence dont la prolongation actuelle expire le 31 mai 2012, ont déclaré aujourd'hui Alkarama et Human Rights Watch.L'Assemblée du peuple ne devrait pas seulement laisser la loi tomber en désuétude, mais devrait également adopter une mesure législative qui mettrait un terme à toutes mesures exceptionnelles qui n'expireraient pas automatiquement avec la loi, ont co