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Défenseurs des droits de l'homme

Les personnes agissant de manière non violente pour promouvoir ou protéger les droits de l'homme, sont communément identifiées comme des « défenseurs des droits de l’homme ». Ces activistes agissent au nom de personnes ou de groupes tels que les enfants, les femmes, les réfugiés ou les minorités, et agissent contre toute violation des droits de l'homme, que ce soit en matière de droits civils et politiques ou en matière de droits économiques, sociaux et culturels. Les défenseurs des droits de l'homme dans le monde entier aident et soutiennent les victimes de violations des droits de l'homme par le biais d'une assistance juridique, de sessions de formation et par le recueil d’informations pertinentes pour dénoncer les abus et en poursuivre les auteurs. Dans ce but, les défenseurs des droits de l'homme font également usage de leurs propres droits fondamentaux à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique pour défendre les droits et libertés de leurs concitoyens.

Les défenseurs des droits de l'homme sont souvent victimes de représailles commises par des autorités étatiques ou des groupes armés cherchant à faire taire leurs voix. Alkarama continue de recevoir des témoignages de défenseurs des droits de l’homme dans le monde arabe qui sont victimes de différentes formes de représailles, telles que la détention arbitraire, la disparition forcée, la torture ou encore l'exécution sommaire.

Enfin, pour faire face à cette situation et garantir une liberté d’action aux défenseurs des droits de l'homme afin de mener à bien leur mission de défense des droits d'autrui, le Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l'homme (SR HRD) a été établi et peut recevoir des plaintes concernant les actes de représailles dont ils sont victimes.

Déféré devant le tribunal correctionnel d’El-Bayadh le 28 novembre 2016 avec deux citoyens victimes de violences policières, Hassan Bouras vient de nouveau d’être condamné par la justice algérienne pour son activisme. Le Tribunal d’El Bayadh a condamné les deux victimes à un an de prison ferme pour « outrage à corps constitué » et Hassan Bouras à la même peine pour  « complicité d’outrage à corps constitué » et « exercice de la profession de journaliste sans autorisation ».

Le 19 octobre 2016, un groupe de sept experts* des droits de l'homme des Nations Unies a émis un communiqué de presse afin d'exprimer « sa grave préoccupation » quant à la situation des militants de l'Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA Mauritanie) « emprisonnés en raison de leur rôle présumé dans une manifestation contre les expulsions forcées à Nouachkott » et « ciblés par le gouvernement pour leur plaidoyer anti-e

Le 30 septembre 2016, Alkarama a saisi en urgence le Groupe de travail sur les disparitions forcées et involontaires (GTDFI) des Nations Unies du cas de 20 défenseurs des droits de l'homme et membres de familles de disparus violemment interpellés la veille par la

Le 22 septembre 2016, Alkarama a soumis au Conseil des droits de l'homme (CDH) des Nations Unies son rapport sur la situation en Algérie en vue de son troisième Examen périodique universel (EPU) prévu en mai 2017.

En vue de l'examen de la Commission nationale des droits de l'homme mauritanienne (CNDH) par le Sous-comité d'accréditation (SCA) du Comité international de coordination des Institutions Nationales des Droits de l'Homme – qui se tiendra à Genève en novembre 2016, Alkarama ainsi que plusieurs ONGs locales* ont soumis

Entre le 30 juin et le 9 juillet 2016, les membres de l'ONG mauritanienne «Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste» (IRA), ont fait l'objet d'une nouvelle vague de représailles avec l'arrestation de 13 activistes de l'IRA, Amadou Tidjane Diop, Balla Touré, Hamady Lehbouss, Ahmed Amarvall, Khattry M'Bareck, Mohamed Daty, Jemal Beylil, Ousmane Anne, Ousmane Lô, Abdallahi Matallah Seck, Moussa Biram, Abdallahi Abou Diop et Mohamed Jaroullah.

Le 13 mai 2016, la Commission de contrôle des fichiers d'Interpol a décidé, à la suite d'une longue bataille juridique, de supprimer de ses fichiers le mandat d'arrêt international émis en 2003 par les autorités algériennes contre Rachid Mesli, Directeur juridique d'Alkarama.

Le 15 novembre 2015, la police a arrêté Adel Ayachi et Tijani Ben Derrah, deux bloggeurs et militants des droits de l'homme qui avaient participé la veille à une manifestation pacifique pour la liberté d'expression. Presque trois mois plus tard, les deux activistes sont toujours détenus à la prison d'El Harrach, dans la banlieue d'Alger dans l'attente de leur procès.

Hassan Bouras a été libéré le 18 janvier 2016 après avoir passé trois mois en détention provisoire à la prison d'El Bayadh. Ce journaliste et défenseur des droits de l'homme de 48 ans avait été arrêté à son domicile à El Bayadh le 2 octobre dernier. Sa libération fait suite à la décision du juge d'instruction de renvoyer son dossier devant le tribunal correctionnel d'El Bayadh. M.

Dans sa décision rendue le 16 décembre 2015, la justice italienne a, comme attendu, rejeté la demande d'extradition algérienne émise à l'égard du directeur juridique d'Alkarama, Me Rachid Mesli. En observant que ses activités de défense des droits de l'homme semblaient « difficilement conciliables avec celles d'un terroriste », la Cour a conclu que les accusations algériennes pourraient bien être le fruit  « d’une persécution politique ». Le gouvernement d’Alger n'ayant pas fait appel de cette décision, Me Mesli est aujourd'hui libre de voyager en Italie.