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Conflits armés

Selon le droit international, une situation est considérée comme « conflit armé » lorsqu'un certain niveau de violence prolongée est atteint entre deux parties en conflit. Ces parties peuvent être deux Etats (conflit armé international) ou un Etat et un groupe armé non-étatique (conflit armé non international). Les conflits contemporains peuvent cependant impliquer une coalition d'États intervenant dans un État tiers pour combattre une myriade d'acteurs non étatiques. Les situations d'occupation sont également considérées comme une forme de conflit armé international (telle que l'occupation israélienne du territoire palestinien).

Pendant les conflits armés, différents types de normes internationales sont applicables en fonction de la situation sur le terrain. Le droit international humanitaire (DIH), qui comprend les quatre Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels ainsi que le Règlement de La Haye, vise à limiter l'effet du conflit armé sur les populations vulnérables telles que les civils ou les combattants blessés, et à restreindre les moyens et méthodes de combat que les parties peuvent utiliser.

Toutefois, le droit international des droits de l'homme s'applique en tout temps, y compris en période de conflit armé, et les parties contrôlant les territoires et les populations sont tenues d'assurer le respect des droits fondamentaux de tous les individus sous leur contrôle, sans aucune discrimination.

De la guerre en Syrie au Yémen en passant par la Libye et l’Irak sans oublier l'occupation israélienne des territoires palestiniens, le monde arabe est une région particulièrement touchée par les conflits armés. Par conséquent, Alkarama documente régulièrement des violations des droits de l'homme et du droit humanitaire liées aux conflits, telles que les exécutions extrajudiciaires, les disparitions forcées, la pratique généralisée de la torture par toutes les parties, ainsi que d'autres abus tels que la conscription forcée d'enfants par des acteurs non étatiques.

Le 29 janvier 2016, Alkarama a saisi les experts du Comité des Nations Unies contre la Torture (CAT) du cas de Lakhdar Guellil. Arrêté par les gendarmes le 31 juillet 1996, ce chauffeur de taxi de la ville de Djelfa située 300km au sud d'Alger, avait été accusé de ne pas avoir dénoncé des passagers qu'il avait transportés vers la ville voisine d'Aïn Oussera quelques semaines auparavant, apparemment recherchés pour terrorisme.