Bienvenue sur le site d'Alkarama. Notre site web est en cours de refonte afin d'offrir une meilleure navigation à nos visiteurs. Le contenu sera mis à jour comme d'habitude mais certaines fonctionnalités pourraient être réduites pendant la migration.

Liberté d'expression

Selon l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH) et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), la liberté d'expression est le droit de toute personne d’exprimer son opinion sans contrainte et de chercher, recevoir et répandre des informations et idées de toute sorte, par tous les moyens médiatiques et sans considération de frontières.

La liberté d'opinion et d'expression est essentielle pour construire une société pacifique dans laquelle tous les citoyens sont capables de s’exprimer et de discuter de leurs opinions avec les autres. Cependant, dans la pratique, et malgré l'espoir de plus grandes libertés et d’ouverture de l’accès à l’espace public depuis les soulèvements dans la région, le droit à la liberté d'opinion et d'expression est toujours violé par la censure des gouvernements, qui adoptent des législations restrictives ou des politiques limitant la marge de manœuvre des média et réduisant au silence les voix critiques. Les journalistes, défenseurs des droits de l'homme, minorités ou voix critiques sont les victimes récurrentes de la répression gouvernementale qui se traduit par le harcèlement judiciaire, la fermeture de journaux ou de blogs en ligne, ou encore des arrestations et détentions arbitraires pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions.

Ainsi, Alkarama continue de documenter de nombreux cas de violations, notamment d'arrestations et de détentions arbitraires pour de simples actes relevant de la liberté d'opinion et d’expression, et les communique au Rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression (SR FRDX).

Le journaliste algérien Mohamed Tamalt, âgé de 42 ans,  est décédé dimanche 11 décembre 2016 à Alger suite à une longue grève de la faim entamée pour protester contre sa détention arbitraire. Son décès est survenu après un coma de trois mois. Son arrestation avait eu lieu le 27 juin 2016, huit jours après avoir quitté le Royaume-Uni où il résidait pour revenir à Alger. Avant son retour, le journaliste avait pourtant été assuré qu’il ne serait pas inquiété en raison de ses activités de journaliste et de ses critiques à l’égard du régime.

Le 24 novembre 2016, Alkarama a saisi le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste (SRCT) du cas de Tijani Ben Derrah et Adel Ayachi, deux blogueurs et militants des droits de l’homme algériens récemment condamnés à des peines de prison pour « apologie du terrorisme ».

Le 14 novembre 2016, Alkarama a adressé un appel urgent au Comité contre la torture (CAT) des Nations Unies pour demander que des mesures soient prises d'urgence afin d'annuler la procédure d'extradition du Maroc vers l'Egypte de Hani Khater, un journaliste égyptien qui exerçait ses activités au Maroc où il avait créé en 2010 une société de media et un journal, Les Nouvelles du Maghreb.

Le 16 novembre 2016, Alkarama a saisi le Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations Unies (GTDA) du cas de Salaheddine Bassir, un militant et journaliste arrêté en juin 2015 et arbitrairement détenu à Laâyoune suite à sa condamnation exclusivement fondée sur des aveux obtenus sous la contrainte.

Le 19 octobre 2016, un groupe de sept experts* des droits de l'homme des Nations Unies a émis un communiqué de presse afin d'exprimer « sa grave préoccupation » quant à la situation des militants de l'Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA Mauritanie) « emprisonnés en raison de leur rôle présumé dans une manifestation contre les expulsions forcées à Nouachkott » et « ciblés par le gouvernement pour leur plaidoyer anti-e

Le 30 septembre 2016, Alkarama a saisi en urgence le Groupe de travail sur les disparitions forcées et involontaires (GTDFI) des Nations Unies du cas de 20 défenseurs des droits de l'homme et membres de familles de disparus violemment interpellés la veille par la

Le 22 septembre 2016, Alkarama a soumis au Conseil des droits de l'homme (CDH) des Nations Unies son rapport sur la situation en Algérie en vue de son troisième Examen périodique universel (EPU) prévu en mai 2017.

En vue de l'examen de la Commission nationale des droits de l'homme mauritanienne (CNDH) par le Sous-comité d'accréditation (SCA) du Comité international de coordination des Institutions Nationales des Droits de l'Homme – qui se tiendra à Genève en novembre 2016, Alkarama ainsi que plusieurs ONGs locales* ont soumis

Entre le 30 juin et le 9 juillet 2016, les membres de l'ONG mauritanienne «Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste» (IRA), ont fait l'objet d'une nouvelle vague de représailles avec l'arrestation de 13 activistes de l'IRA, Amadou Tidjane Diop, Balla Touré, Hamady Lehbouss, Ahmed Amarvall, Khattry M'Bareck, Mohamed Daty, Jemal Beylil, Ousmane Anne, Ousmane Lô, Abdallahi Matallah Seck, Moussa Biram, Abdallahi Abou Diop et Mohamed Jaroullah.

Le 15 novembre 2015, la police a arrêté Adel Ayachi et Tijani Ben Derrah, deux bloggeurs et militants des droits de l'homme qui avaient participé la veille à une manifestation pacifique pour la liberté d'expression. Presque trois mois plus tard, les deux activistes sont toujours détenus à la prison d'El Harrach, dans la banlieue d'Alger dans l'attente de leur procès.