Bienvenue sur le site d'Alkarama. Notre site web est en cours de refonte afin d'offrir une meilleure navigation à nos visiteurs. Le contenu sera mis à jour comme d'habitude mais certaines fonctionnalités pourraient être réduites pendant la migration.

Terrorisme / Contre-terrorisme

Le terrorisme constitue une menace majeure pour la sécurité des civils dans le monde arabe, les groupes armés non étatiques recourant, à des fins politiques, à une violence aveugle pour répandre la terreur parmi la population. Si les mesures antiterroristes sont nécessaires pour protéger les citoyens, le droit international impose aux États de veiller à ce que celles-ci respectent les droits de l'homme et la règle de droit. Cependant, les États arabes ont adopté des politiques anti-terroristes extrêmement répressives, qui restreignent sévèrement et violent un large éventail de droits humains fondamentaux.

Il existe deux types de violations des droits de l'homme liées à la lutte contre le terrorisme dans la région. La première est la violation des garanties fondamentales des personnes arrêtées pour crimes de terrorisme, et se traduit par le déni d’assistance juridique, la détention au secret ainsi que la torture et les condamnations à mort à la suite de procès inéquitables. La seconde découle des définitions vagues et larges des actes terroristes qui incluent l’opposition politique pacifique ou la critique des abus commis par les États. Ainsi, les victimes de tels abus sont pour la plupart des avocats, des journalistes, des défenseurs des droits de l'homme et des opposants politiques, dont la critique pacifique et légitime est considérée comme une menace pour l'État et comme un acte de « terrorisme ».

Compte tenu de l'augmentation des violations dans le contexte de la lutte contre le terrorisme, la Commission des droits de l'homme des Nations Unies a mandaté le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste (SRCT), à qui Alkarama soumet régulièrement des cas individuels de violations des droits de l'homme dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans les États arabes.

Le 24 novembre 2016, Alkarama a saisi le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste (SRCT) du cas de Tijani Ben Derrah et Adel Ayachi, deux blogueurs et militants des droits de l’homme algériens récemment condamnés à des peines de prison pour « apologie du terrorisme ».

Le 22 septembre 2016, Alkarama a soumis au Conseil des droits de l'homme (CDH) des Nations Unies son rapport sur la situation en Algérie en vue de son troisième Examen périodique universel (EPU) prévu en mai 2017.

Le 13 mai 2016, la Commission de contrôle des fichiers d'Interpol a décidé, à la suite d'une longue bataille juridique, de supprimer de ses fichiers le mandat d'arrêt international émis en 2003 par les autorités algériennes contre Rachid Mesli, Directeur juridique d'Alkarama.

Le 15 novembre 2015, la police a arrêté Adel Ayachi et Tijani Ben Derrah, deux bloggeurs et militants des droits de l'homme qui avaient participé la veille à une manifestation pacifique pour la liberté d'expression. Presque trois mois plus tard, les deux activistes sont toujours détenus à la prison d'El Harrach, dans la banlieue d'Alger dans l'attente de leur procès.

Dans sa décision rendue le 16 décembre 2015, la justice italienne a, comme attendu, rejeté la demande d'extradition algérienne émise à l'égard du directeur juridique d'Alkarama, Me Rachid Mesli. En observant que ses activités de défense des droits de l'homme semblaient « difficilement conciliables avec celles d'un terroriste », la Cour a conclu que les accusations algériennes pourraient bien être le fruit  « d’une persécution politique ». Le gouvernement d’Alger n'ayant pas fait appel de cette décision, Me Mesli est aujourd'hui libre de voyager en Italie.

Les assassinats ciblés dans la politique de lutte anti-terroriste américaine, notamment par l'utilisation de drones, doivent être considérés et qualifiés d'exécutions extrajudiciaires.

Yemen Drones RadaAlors que le président américain Barack Obama s'apprête à prononcer demain un discours sur la politique de lutte anti-terroriste de son administration, Alkarama et l'ONG yéménite HOOD ont soumis à deux experts de l'ONU des informations que les deux organisations ont rassemblées sur la frappe aérienne américaine de Radaa du 2 septembre 2012, une tentative d' « assassinat ciblé » qui a causé