Aller au contenu principal

Alkarama a appris auprès de ses sources que plusieurs milices affiliées au général Khalifa Haftar détiennent des ressortissants syriens en otage et conditionnent leur libération à une reconnaissance officielle par le nouveau gouvernement syrien. Cette situation concerne notamment cinq jeunes hommes pour lesquels Alkarama avait déjà saisi les procédures spéciales compétentes des Nations Unies.

Dans un rapport de suivi adressé au Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire (GTDA), Alkarama a dénoncé l’inaction persistante de la Libye et de l’Arabie saoudite quant à la mise en œuvre des avis rendus entre 2023 et 2025 concernant plusieurs cas de détention arbitraire. 

Parti à la recherche d’une vie meilleure, Youssef Al Arfi, un jeune ressortissant syrien, a disparu dans une Libye fracturée par les conflits. 

Comme de nombreux Syriens fuyant la guerre et l’instabilité, il a espéré trouver la paix et la sécurité en Europe, mais a dû emprunter des routes périlleuses en raison de l’éclatement et de l’insécurité persistante dans son pays. 

Le 18 juin 2025, Alkarama a adressé un appel urgent au Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDF), ainsi qu’à d’autres mécanismes onusiens, concernant cinq citoyens syriens enlevés par les forces de sécurité intérieure du général Khalifa Haftar et ses partisans à Benghazi, dans l’est de la Libye, le 11 décembre 2024. 

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit choqué par les graves violations des droits humains récemment mises au jour dans des centres de détention, officiels et non officiels, sous le contrôle de la Force de soutien à la stabilité à Tripoli.

Alkarama a informé le Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires (WGEID) de la réapparition de plusieurs victimes de disparition forcée en Libye, dont les cas avaient été précédemment soumis par Alkarama. Ces victimes ont récemment été libérées par les autorités gouvernementales de plusieurs prisons secrètes auparavant contrôlées par des milices armées. 

Le 6 mai 2025, Alkarama a soumis au Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées (GTDF) le cas de Wael Mansour Abdeljawad Al Malki, un jeune lycéen libyen disparu à Benghazi depuis plus de dix ans. 

Le 7 avril 2025, Alkarama a soumis son rapport au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies dans le cadre du 4e cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU) de la Libye

Alkarama a confirmé la libération du membre du parlement libyen de Tarhuna, Hassan Salem (également connu sous le nom de Hassan al-Farjani Salem Jaballah) et de son frère Mohamed, suite à une décision du Président du Conseil présidentiel, Mohamed al-Menfi. Les deux frères restent sous surveillance. 

La famille des deux frères a exprimé sa gratitude envers Alkarama pour son attention portée à l'affaire, à travers son engagement avec les procédures de l'ONU et la couverture médiatique du dossier. 

Le 19 mars 2025, Al Shahed - Libertés publiques et droits de l’homme et l’Organisation libyenne pour la vérité et la justice ont lancé en collaboration avec Alkarama un appel conjoint aux comités des Nations Unies pour qu’ils reprennent leurs examens respectifs sur la situation des droits de l’homme en Libye.