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Le 22 juin 2022, Alkarama a saisi le Groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires concernant la situation d’Abdelrahman Ali Mohammed Ali ELSAYAR et de Hossam Ali Mohamed Hegazy HAMZA tous deux arbitrairement arrêtés par les forces de sécurité égyptiennes puis condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement à l’issue de procès inéquitables.

Les faits

Le cas d’Abdelrahman ELSAYAR

Le 7 juin 2022, Alkarama s’est adressé au Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire (GTDA) pour leur demander d’intervenir auprès des autorités égyptiennes afin d’obtenir la libération des membres du personnel de l'ancien président égyptien Dr Mohamed Morsi arrêtés à la suite du coup d’état militaire en 2013.

Le 25 avril 2022, Alkarama s’est adressé au Groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU concernant la situation de Karim Yaser Abdulnabi ABDULAZIM, égyptien arrêté, par les forces de sécurité du gouvernorat d’Al Sharqiyyah (nord-est, Egypte) le 12 avril 2022.

Le 3 mars 2022, Alkarama s’est adressée au Groupe de travail sur les disparitions forcées de l’ONU concernant la situation d’Omar Maher Abdel Zaher EL DESOUKY, ingénieur égyptien arrêté, sans mandat de justice, par les forces de sécurité de l’aéroport du Caire le 20 décembre 2021 alors qu’il s’apprêtait à se rendre en Suède.

La  libération sans procès de l'activiste égyptien d'origine palestinienne Rami Shaath, confirme la crédibilité des accusations portées contre les autorités égyptiennes de détournement des mesures de lutte contre le « terrorisme », et l'utilisation politique de cette accusation comme prétexte pour réprimer des militants et faire taire les voix de l'

Alkarama exprime sa consternation et sa profonde préoccupation suite à la décision de la Cour de cassation égyptienne sur les condamnations à mort prononcées à l'encontre de 12 personnes. Ces personnes sont  des dirigeants du groupe des " Frères musulmans " en Egypte, arrêtés dans le cadre de l'affaire du sit-in de Rabaa en 2013, après des procédures arbitraires prolongées et des procès dépourvus des garanties essentielles de justice.

Alia Awad, une photographe et journaliste égyptienne, détenue en prison depuis près de cinq ans, et  interdite de visite depuis près d'un an fait face à des risques imminents au cours de sa détention pour des raisons de  négligence médicale des suites d’une tumeur à l’utérus et autres maladies ayant pour conséquence  une détérioration grave de sa santé.

Les Égyptiens vivent le dixième anniversaire des chants de la révolution: «Vivre - liberté - justice sociale», ces chants et ces foules qui représentaient une bouée de sauvetage pour sortir de l’état de tyrannie politique et renverser l’ancien président Mohamed Hosni Moubarak, ont permis au peuple égyptien de s’orienter vers la démocratie en élisant  le président Mohamed Morsi qui a été le premier président civil démocratiquement élu en dehors de l'establishment militaire.