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A l'occasion d'une conférence organisée ce matin à Beyrouth, onze organisations des droits de l'homme ont appelé les autorités libanaises à mettre un terme à toute forme de harcèlement dirigé contre Saadeddine Shatila, représentant de l'organisation des droits de l'homme Alkarama qui documente les cas de tortures perpétrées par les forces de sécurité. Les organisations ont aussi déploré les mesures d'intimidation utilisées à l'encontre des défenseurs des droits de l'homme par les services de sécurité, mesures qui tendent selon elles à être systématiques.

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M. Saadeddine Shatila, représentant de notre organisation au Liban a été convoqué hier matin, 25 juillet 2011, au bureau des services de renseignement de l'armée libanaise.
Les neuf réfugiés syriens, détenus par les autorités libanaises pour être « illégalement » entrés dans le pays, ont été relâchés cette semaine après un mois de détention. Suite à leur libération, le premier ministre Mikati a déclaré sur la chaîne de télévision Al-Arabiya que son gouvernement se « pencherait sur la question des réfugiés syriens (...) d'un point de vue purement humanitaire, loin de toute considération politique ».

Alkarama exprime ses plus vives inquiétudes concernant le sort des quatre personnes suivantes qui risquent d'être condamnées à mort.  M. Abbas Ahmed Jizzini (عباس أحمد جزيني), est libanais et âgé de 25 ans. Le 15 juin 2009, il a été arrêté par les agents des forces de sécurité interne à son lieu de travail dans le district de Sabra, à Beyrouth.

Mohamed Al-Dosari, citoyen koweïtien actuellement détenu au Liban, pourrait être extradé prochainement vers l'Irak où il risque d'être torturé.
Mohamed Al-Swaid, citoyen saoudien de 42 ans a été arrêté le 17 novembre 2007, puis placé en détention au secret et gravement torturé par des agents des services de renseignement libanais. Il réside habituellement avec son épouse et ses quatre enfants à Bchamoun au sud de Beyrouth.

Alkarama craint que Mohamed Al-Swaid ne soit condamné à une lourde peine prononcée sur la base des aveux extorqués sous la torture contenus dans son dossier judiciaire.

Le jeudi 22 juillet 2010, des organisations libanaises et internationales de défense des droits de l'homme ont adressé une lettre ouverte à M.
Le soir du 31 mars 2010, les autorités libanaises ont libéré Fadi Sabunah après près de deux ans de détention arbitraire. Sur les 18 mois que Fadi Sabunah a passés en détention, il a été détenu au secret et torturé pendant 35 jours d'affilée. Il a ensuite été interrogé et déféré devant des juridictions militaire et civile.
Aujourd'hui, 9 avril 2010, se sont achevées les séances de comparution de Mustafa Sayw et de Kamal Al-Na'san devant le Conseil de justice. Alkarama avait soumis le 27 octobre 2009 les cas de Mustafa et de Kamal ainsi que ceux de deux autres personnes, dont Malik Al-Na'san, le frère de Kamal, libéré après neuf mois de détention, au Rapporteur spécial sur la torture.