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M. Azzedine Mohamed Abdeslam BOUJNANE (عزالدين محمد عبد السلام بوجنان), ressortissant marocain, âgé de 28 ans.

M. Abdallah Hamoud AL-TWIJRI (عبد الله حمود التويجري), ressortissant saoudien, âgé de 29 ans a été arrêté en octobre 2004 par des soldats américains à la frontière syrienne à Al-Qa’im et directement emmené dans une caserne militaire où il est resté détenu environ 15 jours. Il rapporte avoir eu durant plusieurs jours la tête recouverte, les pieds et les mains liés, jeté à plat ventre sur le sol et exposé au soleil toute la journée avant d’être placé en cellule. Ses interrogatoires durant lesquels il a été sauvagement battu avaient lieu surtout la nuit.
M. Ismail Ibrahim AL-MAIQAL  (إسماعيل إبراهيم المعيقل), ressortissant saoudien, âgé de 29 ans.
Alors qu’il était entré de façon régulière sur le territoire irakien en octobre 2003, M. Ismail AL-MAIQAL a fait l’objet d’un contrôle d’identité à Bagdad par des soldats américains et a été emmené sans connaître les motifs de son arrestation vers une direction inconnue.
M. Mohamed Ahmed OUABED (محمد أحمد محمد وابد) : ressortissant algérien, âgé de 36 ans, commerçant à Mossoul où il résidait habituellement. Il a été arrêté le 18 mai 2005 à son domicile par des membres des forces armées américaines.

Il a été d’abord emmené à l’aéroport de Mossoul où il est resté détenu au secret durant 10 jours et où il rapporte avoir été torturé par les mêmes officiers américains qui l’ont arrêté, mais aussi par des éléments des services de sécurité irakiens qui étaient soit en tenue civile soit portaient l’uniforme américain.
MM. Yousri Al-Tariqi, tunisien, Badr Ashour Ali, marocain, Mohamed Fraj Allah, libyen, Adel Ali, libyen et Nasser Mojib, saoudien, sont actuellement détenus à la prison de Soussa à Suleimaniyah (Kurdistan irakien) et ont été condamnés à mort entre 2006 et 2010. Ils risquent d’êtres incessamment exécutés.
Accusée d'avoir couvert les activités terroristes de son mari Abou Ayoub Al-Masri, un des leaders d'Al-Qaïda en Irak tué le 16 avril 2010 par les forces américaines, la Yéménite Hasna Ali Yahya Hussein a été condamnée à perpétuité à l'issue d'un procès expéditif le 23 juin 2011. Arrêtée le 16 avril 2010 à Bagdad avec ses trois enfants par les forces américaines, elle a été détenue arbitrairement au secret pendant plus d'une année sans avoir fait l'objet d'une procédure légale.
Le 16 avril 2010, les forces militaires américaines ont lancé un assaut contre le domicile familial de Mme Hasna Ali Yahya Husayn lors duquel l’époux a été éliminé au prétexte qu’il était recherché. Elle même a été arrêtée avec ses enfants et torturée. Depuis, elle est arbitrairement détenue.

Alkarama a adressé une communication le 25 mai 2011 au Groupe de travail sur la détention arbitraire lui demandant d'intervenir auprès des autorités irakiennes afin qu'elles prennent les mesures nécessaires pour faire libérer Mme Hasna Ali Yahya Husayn et lui accorder une réparation adéquate.

M. Abdesselam Bakkali, ressortissant marocain, a été arrêté en Irak par les forces d’occupation américaine en 2003. Alors qu'il devait être libéré au mois de mars après avoir purgé une peine de sept ans, il a été présenté à la télévision en novembre 2010, faisant des aveux publics selon lesquels il aurait participé à des actes terroristes.

Au cours de sa 187e session, le Conseil directeur de l'Union Interparlementaire (UIP) a adopté une résolution le 6 octobre 2010 concernant l'affaire du député irakien Mohammed Al-Dainy. Le Conseil affirme sans équivoque que M. Al-Dainy a été victime de persécutions injustes à cause de ses activités de défenseur des droits de l'homme et qu'il a été condamné à mort à l'issue d'une procédure qui « ne peut être qualifiée que de simulacre de justice ». L'UIP a appelé les autorités irakiennes à «cesser immédiatement ce jugement inique et à réhabiliter pleinement M. Al Dainy. ».
Alors que les uns tentent encore d'exorciser les fantômes d'Abou Ghraïb et que d'autres se penchent sur le casse-tête juridique de la fermeture du centre de détention américain de Guantanamo, de nouveaux cas de tortures commises par les forces américaines en Irak continuent de faire surface et d'alimenter la longue liste des cas de tortures pratiquées par les Etats-Unis.

Alkarama a récemment reçu le cas d'un Palestinien réfugié en Irak, Mahmoud Al-Khayat qui, en cinq ans de détention, a été transféré entre huit centres de détention différents.