Chaque année à cette date, le monde célèbre la Journée internationale des femmes, instituée par les Nations Unies en 1977. Cette journée constitue une occasion importante de mettre en lumière la situation des femmes à travers le monde et de rappeler la nécessité de renforcer les législations protégeant leurs droits, ainsi que de garantir leur protection contre toutes les formes de violence.
Cette année, la Journée internationale des femmes est célébrée sous le slogan « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles » avec un appel « à l’action pour démanteler les obstacles structurels à une justice équitable, comme les lois discriminatoires, les protections juridiques insuffisantes et les pratiques et normes sociales néfastes qui érodent les droits des femmes et des filles. »
Il est vrai que les femmes, tout comme les hommes, subissent dans différentes régions du monde — et particulièrement dans les pays arabes — des violations des droits humains qui les touchent directement ou affectent les membres de leurs familles, telles que les arrestations arbitraires, la torture et les violences sexuelles, notamment dans les contextes de conflits armés.
Cependant, leur rôle ne se limite pas à celui de « victime » : elles participent également activement à la lutte pour la protection et la promotion des droits humains, malgré les risques auxquels elles sont exposées de la part de régimes répressifs.
À titre d’exemple, il convient de mentionner certains cas suivis par Alkarama au cours des derniers mois concernant des femmes ayant subi des mesures de répression en raison de leurs positions en faveur des droits humains.
▪ Mme Khouloud Mokhtari, scénariste et militante marocaine des droits humains, a été la cible de représailles en raison de son engagement public et de son soutien actif à son mari, le journaliste Soulaimane Raissouni, qui a fait l’objet d’une détention arbitraire.
▪ Mme Nawal Kara Bouslama, femme d’affaires franco-algérienne, a été victime de violations graves et répétées de ses droits fondamentaux en Algérie en raison de son refus de s’impliquer dans des pratiques de corruption au niveau de l’État.
▪ Mme Saida El Alami, blogueuse marocaine et militante des droits humains, est connue pour sa défense constante des libertés fondamentales. Active sur les réseaux sociaux, elle dénonce régulièrement les violations des droits humains et commente les évolutions politiques et sociales au Maroc.
▪ Mme Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits humains dans les territoires palestiniens occupés, a fait l’objet de sanctions injustes annoncées par le gouvernement des États-Unis d’Amérique en réponse à son rapport qui a mis en lumière avec courage et responsabilité les crimes systématiques commis par Israël contre le peuple palestinien, ainsi que la complicité de grandes entreprises occidentales qui tirent un bénéfice direct de la guerre d’extermination en cours.
Ainsi, la femme n’est pas seulement victime de violations des droits humains ; elle est également une actrice engagée dans la défense de ces droits au sein de sa société et sur la scène internationale. Aux côtés des nombreuses femmes confrontées à la discrimination, à la violence et à l’exclusion, beaucoup se tiennent en première ligne pour défendre la dignité humaine, l’égalité et la justice. Il est du devoir de tous de se tenir à leurs côtés et de les soutenir.