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Djibouti: Mise en Liberté Provisoire des Quatre Membres de l’Opposition Arrêtés en Mars 2017

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Farah Abadid Hildid, Naguib Ali Gouradi, Mohamoud Mohamed Daher et Ibrahim Abdi Indayereh, les quatre membres du Mouvement pour le Renouveau Démocratique et le Développement (MRD) qui avaient été condamnés à deux mois d’emprisonnement et placés en détention à la prison de Gabode le 28 Mars 2017, ont finalement été libérés le 10 Mai dernier dans l’attente de la décision de la Cour d’Appel de Djibouti. Les quatre hommes ainsi que 15 autres membres du mouvement, victimes d’une vague d'arrestations arbitraires en mars 2017, font cependant toujours l’objet d’un harcèlement persistant des autorités djiboutiennes.

Pour rappel, entre le 13 et le 22 Mars 2017, 19 membres du MRD avait été arrêtés arbitrairement par la Brigade de la Gendarmerie de Djibouti et neuf d’entre eux avaient été déférés devant le parquet le 23 mars 2017 après plusieurs jours de garde-à-vue. Parmi ces neuf militants, Farah Abadid Hildid, Naguib Ali Gouradi, Mohamoud Mohamed Daher et Ibrahim Abdi Indayereh, avaient été placés sous mandat de dépôt et transférés à la prison centrale de Gabode. Le 28 mars 2017, un premier jugement les avait condamnés à deux mois de prison ferme pour « activités politiques illégales ».

Le 10 Mai 2017, Farah Abadid Hildid, Naguib Ali Gouradi, Mohamoud Mohamed Daher et Ibrahim Abdi Indayereh, ont comparu devant la Cour d’Appel qui a décidé de leur mise en liberté provisoire et a renvoyé l’affaire en délibéré pour le 17 Mai 2017. Depuis, et après plusieurs renvois, aucune décision n’a encore été rendue.

Selon les informations recueillies auprès de Me Zakaria Abdillahi, représentant de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), le Secrétaire Général du MRD Djama Houssein Robleh, ainsi que le militant Hared Daher, qui n’étaient pas détenus, ont été condamnées à deux mois de prison ferme sans avoir été régulièrement convoqués à l’audience. Ils font depuis l’objet d’un mandat d’arrêt injustifié. Le Président du mouvement, Dahed Ahmed Farah, lequel séjourne en Europe, fait quant à lui l’objet d’un mandat d’arrêt international dans cette même affaire.

« L’acharnement judiciaire des autorités djiboutiennes à l’encontre des membres d’opposition constitue une violation claire de leurs droits fondamentaux et les charges de nature politique portées contre eux font que leur procès est clairement inéquitable. Nul ne devrait être poursuivi pénalement pour des activités politiques pacifiques» a affirmé Radidja Nemar, responsable juridique Afrique du Nord et Nil à Alkarama.

Le cas des 19 membres du MRD avait été soumis par Alkarama et la LDDH au Rapporteur Spécial sur le droit de réunion pacifique et d'association (RS RPA) le 28 Mars 2017. L’intervention urgente de l’expert onusien auprès des autorités djiboutiennes avait été sollicitée afin qu’il les enjoigne de libérer immédiatement tous les membres du MRD et de cesser tout harcèlement judiciaire à leur encontre.

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