Le 15 avril 2014, l'éminent défenseur des droits de l'homme saoudien de 34 ans, Waleed Abu Al Khair, a comparu devant la Cour spéciale de Riyad pour la 5e audience consécutive de son procès. Il a téléphoné une dernière fois à sa femme à 08 heures du matin pour l'informer qu'il se trouvait au tribunal et qu'il devait éteindre son téléphone portable.Ce n'est que plus tard que celle-ci devait apprendre que son mari avait été arrêté et emmené à la prison d'Al Hayer où il a subi des tortures et où il est actuellement emprisonné.
Abdulkarim Al-Khodr, éminent défenseur des droits de l'homme saoudien, a été condamné aujourd'hui une peine de huit ans de prison et à une interdiction de voyager de 10 ans.
Yahya Hussein Ahmad Shaqibel, un ressortissant yéménite de 33 ans, a été arrêté en octobre par des agents des forces de sécurité malaysiennes non identifiés sur ordre des services de renseignement saoudiens (Mabahith) alors qu'il effectuait un voyage d'affaires à Kouala Lampour. Il a été ensuite déporté vers l'Arabie saoudite où il a été arrêté dès son arrivée. Après quatre and de détention arbitraire, il est maintenant accusé de "khariji" et de terrorisme et attend son verdict.
Le 10 juin dernier, des dizaines de femmes et d'enfants sont sortis manifester dans plusieurs villes saoudiennes - Al-Jawf, Hail, La Mecque, Riyad, Bouraydah et d'autres - à l'occasion d'un sit-in organisé à l'échelle nationale: "le sit-in de la liberté". Les manifestantes ont demandé la libération de leurs fils, leurs maris et leurs pères détenus pour certains depuis plus de 10 ans, en-dehors de toute procédure légale, la fin des tortures physique et psychologique en détention, et leur accès à des traitements médicaux.
Alkarama a été informée que la famille Al-Houdali, famille de prisonniers yéménites détenus en Arabie saoudite, n'était plus autorisée à communiquer avec ses proches depuis près d'un mois sans plus ample explication de la part des autorités saoudiennes.
Fawzan Mohsen Oud Al-Harbi, président par interim de l'Association saoudienne pour les droits civils et politique (ACPRA), nous a informé qu'il se rendra demain 11 mai 2013 au Bureau des enquêtes et des poursuites à Riyad. Cette convocation intervient dans le cadre d'une campagne de représailles menée par les autorités saoudiennes contre les militants des droits de l'homme du pays, en particulier contre les membres de l'ACPRA, et les "réformateurs".
Iwad Al Hayki, citoyen yéménite de 33 ans, est emprisonné à la prison d'Al Qasim depuis le 18 octobre 2010, date à laquelle il a été remis par le Qatar aux autorités saoudiennes. Détenu à l'isolement et au secret pendant près d'un an, il a subi de graves tortures. A ce jour, il n'a toujours pas été inculpé, ni jugé. Autant sa « restitution » par le Qatar aux autorités saoudiennes que les actes de tortures qu'il a subis en en détentionconstituent de graves violations de la Convention contre la torture, à laquelle les deux Etats sont parties
Les autorités saoudiennes doivent libérer immédiatement Amer Al-Anzi et lui octroyer une compensation adéquate pour sa détention arbitraire.
Amer Al-Anzi, un Qatari de 34 ans, actuellement détenu à la prison de Dammam, capitale de la province de l'Est de l' Arabie Saoudite, a passé plus de 7 ans en prison sans jamais avoir été inculpé, ni jugé.
Suleiman Al-Rashoudi, ancien juge et défenseur des droits de l'homme saoudien récemment élu président de l'Association saoudienne pour les droits civils et politiques (ACPRA) a été arrêté le 12 décembre dernier par les services de renseignement saoudiens pour avoir déclaré publiquement que le droit à la liberté de réunion était protégé par le droit international.