EAU : 7 ans depuis le procès inéquitable du Groupe UAE94

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Ce jour marque le 7e anniversaire du procès inéquitable de 94 défenseurs des droits de l'homme, opposants politiques et activistes aux Émirats arabes unis. Selon les experts des Nations Unies et des ONG, les procès ne respectaient manifestement pas les normes minimales qui incombent à un  procès équitable.
Au cours des dernières années, Alkarama a travaillé aux côtés d'autres organisations internationales sur la question du groupe UAE94. Le Groupe était composé de juges, d'avocats, de militants politiques, de professeurs d'université et d'étudiants, arrêtés par les autorités émiraties au cours de l'année 2012 alors qu'ils réclamaient des réformes politiques dans le pays.
La plupart d'entre eux ont été emmenés dans des centres de détention secrets et ont été soumis à la torture ainsi qu'à de mauvais traitements. Ils ont ensuite été condamnés à de lourdes peines de prison lors de procès inéquitables.
Rachid Mesli, directeur juridique d'Alkarama, a déclaré: «Les autorités des Émirats arabes unis ont porté des accusations fabriquées contre les détenus, comme par exemple  des liens avec une « organisation secrète » ou une tentative de« renverser le régime » , mais la vérité est que ces accusations n'étaient qu'un prétexte visant à faire taire les voix qui ont exercé leur droit d'exprimer leur opinion et formuler des demandes de réformes démocratiques en concomitance  avec  les manifestations populaires généralisées des révolutions du Printemps Arabe. »
Dans son avis n ° 60/2013 du 9 septembre 2013, le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire (WGAD) a conclu que « l'absence de justification légale pour l'arrestation et la détention des personnes susmentionnées, ainsi que le flou des accusations portées à leur encontre  rendent de ce fait arbitraire leur privation de liberté ».
Le WGAD a estimé que les violations du droit à la liberté d'opinion et d'expression et du droit à un procès équitable dans cette affaire étaient graves et a souligné que priver les  personnes UAE94 de leur liberté est une mesure arbitraire, contraire aux articles 8, 9, 10,11,19,20 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Le WGAD a exhorté les autorités émiraties à libérer les individus condamnés et de leur fournir une indemnisation appropriée. Il a également suggéré que les allégations de torture soient commuiquées au Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Enfin, le WGAD a appelé les autorités des Émirats arabes unis à ratifier le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.  
 

 

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