À l’aube de sa 21ᵉ année, Alkarama pour les droits de l’homme présente son Rapport annuel 2025, offrant un éclairage sur la situation des droits humains dans le monde arabe et reflétant son engagement continu.
Pour la deuxième année consécutive, Alkarama joint à son rapport annuel une annexe recensant toutes les déclarations relatives aux droits humains publiées au cours de l’année écoulée. Cette initiative illustre son engagement constant en faveur de la défense et de la promotion des droits humains. Elle rassemble aussi bien les déclarations liées à son activité juridique — notamment les plaintes individuelles et les rapports parallèles soumis aux procédures spéciales et aux organes conventionnels des Nations Unies — que les actions de plaidoyer et de sensibilisation menées à l’occasion des commémorations établies par l’Assemblée générale, afin de diffuser la culture des droits humains sur l’ensemble de ses plateformes.
Maître Rachid Mesli, directeur d’Alkarama, a affirmé : « Tout au long de l’année 2025, Alkarama a poursuivi sans relâche son travail de documentation des violations des droits humains dans le monde arabe, de dénonciation des abus et de promotion de la reddition de comptes. Du Maghreb au Machrek, du Nil aux pays du Golfe, les autorités persistent à durcir la répression et à sanctionner celles et ceux qui osent dénoncer l’injustice » a-t-il ajouté, et a poursuivi : « Dans ce climat de plus en plus hostile, Alkarama est demeurée fidèle à sa mission, soutenant les victimes et leurs familles dans leur quête de vérité, de justice et de dignité. Malgré les obstacles, la détermination qui guide l’organisation depuis sa création reste inébranlable. »
Forte de son expertise reconnue, Alkarama a transmis aux mécanismes et procédures des Nations Unies des informations et des rapports fiables, veillant à ce que la voix des victimes soit portée et que les faits soient exposés avec rigueur et crédibilité devant les instances compétentes. Le rapport annuel d’Alkarama propose une vue d’ensemble des principaux dossiers suivis, en s’appuyant sur des exemples et des cas représentatifs afin d’illustrer le contexte, la nature des violations et les méthodes employées.
Cette année, Alkarama a fait le choix de publier son rapport annuel concomitamment à la Journée internationale de la prévention de l’extrémisme violent conduisant au terrorisme, célébrée le 12 février. Le rapport consacre une section spécifique aux contributions de l’organisation aux mécanismes des Nations Unies relatifs au terrorisme et aux droits humains, en mettant en lumière les dossiers documentés depuis sa création, il y a plus de vingt ans, et soumis aux organes onusiens. Ces cas illustrent comment l’absence d’une définition internationale claire et juridiquement contraignante du « terrorisme » a permis à de nombreux États d’adopter des cadres juridiques larges et imprécis, entraînant de graves violations des droits humains.
Fondée en 2004, Alkarama est une organisation non gouvernementale dédiée à la défense des droits humains, qui soutient les personnes exposées aux risques d’exécution extrajudiciaire, de disparition forcée, de torture ou de détention arbitraire. Elle œuvre comme passerelle entre les victimes et les mécanismes internationaux, afin de promouvoir un monde arabe respectueux de la liberté, de la dignité humaine et de l’État de droit.