Liban : abandon des accusations contre un représentant d'Alkarama

Aujourd'hui, Saadeddine Shatila, représentant d'Alkarama au Liban peut reprendre ses activités consistant à l'aide aux victimes de violations des droits de l'homme ainsi que celle de faire pression sur les autorités pour faire respecter leurs obligations relatives aux droits de l'homme.M. Shatila, faisait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction de l'armée pour « publication d'informations de nature à nuire à la réputation de l'armée libanaise » dans ce qui était clairement une tentative d'intimidation des défenseurs des droits de l'homme. Il a été informé aujourd'hui que toutes les enquêtes le concernant ont été fermées et qu'aucune charge ne sera retenue contre lui.

Mi-février 2012, le premier juge d'instruction de l'armée, Riad Abou Ghida, a issu la décision de fermer l'enquête concernant M. Shatila. Cette décision a été confirmée la semaine dernière par le Commissaire du gouvernement au Tribunal militaire, le Juge Saqr Saqr.
« Bien que nous nous réjouissions de voir la fin de l'enquête, nous restons inquiets concernant le fait que M. Shatila n'est qu'une personne parmi plusieurs autres défenseurs des droits de l'homme à souffrir de harcèlement en relation avec leur travail indispensable » a déclaré Rachid Mesli, directeur juridique d'Alkarama. L'affaire contre le Centre Libanais des Droits de l'Homme (CLDH) ou l'activiste Ali Akil Khalil en faveur des droits de l'homme, ainsi que les pressions exercées sur l'organisation palestinienne des droits de l'homme durant les dernières années restent des exemples flagrants d'intimidation des individus travaillant à l'amélioration de la situation des droits de l'homme au Liban. Alkarama va continuer à surveiller de près la situation des défenseurs des droits de l'homme au Liban, et va continuer à mettre à jour les mécanismes de l'ONU relatifs à la protection des droits humains.

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