Aller au contenu principal
15 مارس

L’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies a décidé, par sa résolution 76/254 adoptée en 2022, de désigner le 15 mars comme Journée internationale de lutte contre l’islamophobie. Elle a invité l’ensemble des États membres, les institutions du système des Nations Unies concernées, ainsi que les organisations internationales et régionales, la société civile, le secteur privé et les organisations religieuses à marquer cette journée. L’Assemblée générale a par ailleurs exprimé sa vive inquiétude face aux actes de violence visant des personnes en raison de leur religion ou de leurs convictions, ainsi qu’aux attaques perpétrées contre les lieux de culte. 

Il est important de souligner la gravité des conséquences de l’islamophobie et des discours de haine visant les musulmans. Ces phénomènes entraînent de sérieuses violations de plusieurs droits fondamentaux, notamment le droit à l’intégrité physique, la liberté de pratiquer sa religion, la liberté d’expression, le droit de ne pas subir de discrimination fondée sur la religion, ainsi que les droits politiques des citoyens de confession musulmane. 

L’islamophobie continue par ailleurs de s’intensifier. Au cours des derniers mois, des centaines d’incidents et de situations préoccupantes ont été signalés dans diverses régions du monde. Parmi eux figurent des autodafés du Coran, des attaques contre des mosquées et des agressions visant des personnes — y compris des femmes et des enfants — ainsi que l’adoption de politiques discriminatoires et un renforcement de la surveillance visant les musulmans et les personnes exprimant leur soutien à la Palestine. 

Dans un rapport publié il y a quelques jours, le Council on American-Islamic Relations a indiqué que les actes de discrimination et les agressions visant les musulmans et les Arabes aux États-Unis ont atteint un niveau record en 2025. Le nombre de plaintes relatives à des incidents islamophobes et anti-arabes s’est élevé à 8 683, soit le chiffre le plus élevé enregistré par l’organisation depuis le début de ses activités de documentation en 1996. En Allemagne, 930 crimes islamophobes ont été recensés durant les neuf premiers mois de l’année 2025. Cette tendance à la hausse est également observée dans plusieurs autres pays européens ainsi qu’en Australie. Selon l’Organisation de la coopération islamique, près de 90 % des actes de haine visant les musulmans ne font pas l’objet de signalement, ce qui complique leur identification et leur prise en charge efficace. 

Alkarama appelle une nouvelle fois les gouvernements des pays où l’islamophobie est répandue à mettre en place des mesures préventives afin d’endiguer ce phénomène. Elle demande également que toute personne impliquée dans des agressions contre des musulmans pour des motifs religieux ou dans la diffusion de discours de haine au sein de la société fasse l’objet de poursuites judiciaires, tout en soulignant l’importance de promouvoir les valeurs de tolérance et de coexistence pacifique.