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اليوم الدولي للضحايا الأطفال

Le 4 juin, le monde célèbre la Journée internationale des enfants victimes innocentes de l'agression, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution A/RES/ES-7/8 du 19 août 1982, adoptée lors de la reprise de sa septième session extraordinaire d’urgence consacrée à la question de la Palestine. À cette occasion, l’Assemblée générale avait exprimé son indignation face au « grand nombre d’enfants palestiniens et libanais qui ont été les victimes innocentes des actes d’agression commis par Israël ». 

Cette journée vise à reconnaître les souffrances des enfants victimes de violences physiques, psychologiques et émotionnelles à travers le monde et à réaffirmer l’engagement des Nations Unies en faveur de la protection des droits de l’enfant, conformément à la Convention relative aux droits de l’enfant adoptée en 1989. 

Près d’un demi-siècle plus tard, les enfants palestiniens et libanais continuent de subir les conséquences des crimes de guerre commis par Israël à leur encontre à travers les bombardements indiscriminés menés par l’armée israélienne contre les villages, les villes et les quartiers de Gaza, de Beyrouth et du sud du Liban. 

À Gaza seulement, les estimations des organisations internationales indiquent que, depuis le 7 octobre 2023, 21 000 enfants ont été tués, 44 000 blessés et plus de 56 000 ont perdu l’un de leurs parents ou les deux. 

Dans le cadre de la guerre qu’elle mène actuellement contre le Liban depuis le 2 mars 2026, l’armée israélienne a causé la mort de 200 enfants et blessé plus de 800 autres. 

Au Soudan, le conflit en cours a entraîné la mort ou la mutilation de 4 300 enfants. Environ 4,2 millions d’enfants souffrent de malnutrition aiguë et plus de 5 millions ont été déplacés, sur un total de 8,9 millions de personnes déplacées. 

La guerre américano-israélienne contre l’Iran, déclenchée le 28 février 2026, a également causé la mort de plus de 200 enfants et fait des centaines de blessés parmi eux. Dès le premier jour du conflit, une école de filles située dans la ville iranienne de Minab a été visée par une attaque qui a fait des dizaines de victimes. 

Ces chiffres sont de nature à choquer la conscience humaine et à susciter la honte. Des dizaines de milliers d’enfants sont tués, mutilés, déplacés ou meurent de faim et d’épuisement à Gaza, au Liban, au Soudan et dans d’autres régions du monde. Une telle situation constitue un crime qu’aucune justification politique ou militaire ne saurait légitimer, alors même que la communauté internationale n’intervient pas concrètement pour protéger les enfants. 

Pour sa part, Alkarama poursuit son travail de défense des droits humains en attirant l’attention des mécanismes onusiens de protection des droits de l’homme et à travers ses actions de plaidoyer médiatique sur les violations dont sont victimes les civils en général et les enfants en particulier, notamment dans les zones de conflit armé à travers le monde arabe. 

Alkarama rappelle nouvelle fois que le silence face à ces crimes revient à s’en rendre complice. Elle appelle également les Nations Unies, son Assemblée générale, son Conseil de sécurité ainsi que l’ensemble de ses agences, notamment l’UNICEF, l’UNESCO et l’Organisation mondiale de la santé, à assumer pleinement leurs responsabilités en matière de protection des enfants et de respect de leurs droits, plutôt que de se limiter à recenser les violations dont ils sont victimes à travers le monde.