IRAK : Amer AL KARTANI, citoyen irakien disparu depuis plusieurs années après son arrestation par les services de renseignements

الاختفاء القسري

Le 17 octobre 2022, l’Irak a été appelé par le Comité des disparitions forcées de l’ONU à révéler le sort du citoyen irakien, Amer Al Kartani, disparu depuis son enlèvement le 21 mai 2014 au domicile familial.

Le Comité onusien, chargé de veiller à l’application de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées ratifiée par l’Irak le 23 novembre 2010, appelle régulièrement l’État partie à la coopération dans le cadre de la procédure.

Le 21 mai 2014 à 13h30, des membres des services de renseignement de la police ont fait une descente au domicile d’Al Kartani et l’ont arrêté sans même lui laisser le temps de s'habiller. Il a été traîné à l'extérieur de la maison et a été forcé à monter dans une camionnette. Un peu plus tôt les mêmes agents s’étaient rendus par erreur chez ses voisins qui les avaient redirigés vers son domicile.

Depuis son arrestation, la famille de la victime ignore tout de son sort en dépit des recherches effectuées auprès des différentes autorités dont le Ministère de l’Intérieur.  

Mandatés par la famille de la victime, l’Association Al Wissam et Alkarama avaient soumis la situation de M. Al Kartani au Comité onusien dans une communication urgente en date du 20 novembre 2017.

Les recommandations du CED

En dépit des nombreuses années qui se sont écoulées depuis la disparition de la victime, les autorités irakiennes n’ont toujours pas fait la lumière sur son sort. L’instance onusienne a donc appelé l’Irak à prendre toutes les mesures nécessaires pour la localiser et à enquêter sans délai sur sa disparition conformément à ses obligations conventionnelles.

Le Comité a exigé que les proches du disparu soient informés de sa situation et qu’ils soient immédiatement mis en contact avec lui. De plus, le Comité a demandé à recevoir des informations précises, corroborées par des documents officiels relatifs aux recherches qui seront menées, en ajoutant que le cas d’Amer Al Kartani restera ouvert tant que le gouvernement ne l’aura pas clarifié.

L’État partie dispose jusqu’au 11 novembre 2022 pour apporter des éclaircissements concernant la situation de la victime.  

 

 

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