ALGERIE : Prochainement examiné devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies

UPR Algeria_Lamamra

Le 31 mars 2022, Alkarama a soumis son rapport relatif à la situation des droits de l’homme en Algérie dans la perspective de son prochain examen périodique universel (EPU) par le Conseil des Droits de l’homme prévu entre le 7 et 18 Novembre 2022 à Genève.

Historique de l’EPU

Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a été créé en 2006 pour remplacer la Commission des droits de l’homme jugée inefficace et sélective en particulier dans la condamnation de certains pays politiquement influent. Cet examen périodique universel mené tous les quatre ans et demie par les États membres sous les auspices du Conseil, est un mécanisme qui permet de passer en revue les réalisations de tous les pays en matière de droits de l’homme. Cet évènement constitue une occasion d’instaurer un dialogue avec l’État examiné et de noter ces avancés en matière de droits de l’homme à travers les examens successifs.  

L’Algérie, examiné pour la 4ème fois

L’EPU se déroulera sous la forme d’un échange de trois heures et demie avec la délégation officielle de l’Algérie. Une attention particulière sera accordée pour déterminer si les recommandations formulées et particulièrement acceptée lors des précédents cycles ont été effectivement mises en œuvre.

A cet effet, Alkarama a rappelée dans sa contribution les recommandations estimées les plus pertinentes y compris celles acceptées par l’Algérie, lors des précédents cycles et a relevé une importante défaillance quant à la mise en œuvre de ces recommandations. En effet, sur les 206 recommandations qu’a reçu l’Algérie aucune n’a quasiment été mise en œuvre. Il est notable que lors de son premier examen, en 2008, l’Algérie avait accepté de prendre les mesures nécessaires pour la ratification de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées (CIPPDF). Cependant, quatorze ans plus tard, aucune démarche n’a été entreprise en ce sens. De même et alors qu’elle s’y été engagée l’Algérie n'a pas ratifié le Protocole facultatif à la Convention contre la torture.

Si l’EPU semble parvenir à son objectif en contribuant à l’amélioration de la situation des droits de l’homme dans de nombreux États membres, en Algérie au contraire la situation n’a pas cessé de se dégrader en particulier ces trois dernières années après l’apparition d’un mouvement de contestation généralisé, le Hirak marqué par un net recul des libertés fondamentales. Le mécanisme d’examen onusien n’est par exemple pas parvenu à pousser l’Algérie à ratifier une convention fondamentale telle que la CIPPDF de sorte que se pose la question de l’efficacité de ce processus qui se veut améliorer les droits de l’homme dans le monde mais qui peine à assurer la mise en œuvre des recommandations formulées.

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