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Algérie: Hassan Bouras libéré après trois mois de détention provisoire

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Hassan Bouras a été libéré le 18 janvier 2016 après avoir passé trois mois en détention provisoire à la prison d'El Bayadh. Ce journaliste et défenseur des droits de l'homme de 48 ans avait été arrêté à son domicile à El Bayadh le 2 octobre dernier. Sa libération fait suite à la décision du juge d'instruction de renvoyer son dossier devant le tribunal correctionnel d'El Bayadh. M. Bouras reste néanmoins accusé d'outrage au président de la République et à l'institution militaire.

Hassan Bouras est membre dirigeant de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH) connu pour ses prises de positions critiques vis-à-vis du gouvernement sur les réseaux sociaux en particulier. Il est également membre fondateur de Jabhat Rafd (Front du Rejet), une initiative de militants politiques algériens et de défenseurs des droits de l'homme pour un changement pacifique en Algérie. En raison de son combat contre la corruption et la mauvaise gestion administrative de la wilaya d'El Bayadh, il subit depuis 2003 des persécutions et un harcèlement judiciaire systématique. Le procureur d'El Bayadh l'avait accusé le 4 octobre 2015 d'«outrage à corps constitué» et d'«incitation au port d'arme contre l'Etat», cette dernière charge ayant depuis été abandonnée.

Préoccupée par l'arrestation arbitraire de M. Bouras qui résulte manifestement de l'exercice de son droit à liberté d'expression, Alkarama avait alors envoyé un appel urgent le 5 octobre 2015 au Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l'homme (HRD).

Alkarama salue la libération de Hassan Bouras et sollicite de nouveau l'intervention du Rapporteur spécial pour rappeler aux autorités algériennes leurs obligations internationales et les appeler à abandonner toutes les accusations portées contre lui. Les persécutions judiciaires qui frappent actuellement les militants des droits de l'homme et les journalistes en Algérie restent préoccupantes, et constituent une violation manifeste de l'article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), ratifié par l'Algérie en 1989, qui stipule que «nul ne peut être inquiété pour ses opinions.»

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