Aller au contenu principal
Ahmed Abdallah Mohamed Sambi

Alkarama a récemment saisi le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire (GTDA) dans le cadre de la mise en œuvre de son Avis n° 65/2018 ainsi que le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à la santé et l’Experte indépendante sur la jouissance de tous les droits de l’homme par les personnes âgées concernant la situation de M. Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, ancien Président de l’Union des Comores.

Détenu depuis plus de huit ans et désormais entré dans sa neuvième année de privation de liberté, M. Sambi demeure incarcéré malgré l’Avis n° 65/2018 du GTDA ayant conclu au caractère arbitraire de sa détention et appelant les autorités comoriennes à prendre les mesures nécessaires afin d’y mettre un terme.

Selon les informations reçues par Alkarama, l’état de santé de l’ancien Président suscite de graves préoccupations et nécessite un accès effectif à des soins médicaux spécialisés, indépendants et adaptés à son état. Ces inquiétudes ont également été relayées par six anciens Premiers ministres comoriens issus de différentes sensibilités politiques, qui ont appelé le Président Azali Assoumani à permettre à M. Sambi de bénéficier, sans délai, d’une prise en charge médicale appropriée.

Face à cette situation, Alkarama a demandé aux mécanismes compétents des Nations Unies d’intervenir auprès des autorités comoriennes afin de garantir la mise en œuvre immédiate de l’Avis n° 65/2018, la libération de M. Sambi et le plein respect de ses droits fondamentaux, notamment son droit à la santé et à un procès équitable.

Une détention jugée arbitraire

Depuis 2018, Alkarama suit la situation de M. Sambi auprès du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire estimant que sa privation de liberté est contraire aux garanties fondamentales consacrées par les instruments internationaux relatifs aux droits humains.

Saisi par Alkarama, le Groupe de travail a rendu l’Avis n° 65/2018 concluant au caractère arbitraire de la détention de l’ancien Président et demandant aux autorités comoriennes de prendre les mesures appropriées afin de rétablir ses droits.

Depuis l’adoption de cet avis, Alkarama assure un suivi constant de cette affaire auprès des mécanismes compétents des Nations Unies et continue de plaider en faveur de la mise en œuvre des recommandations formulées par le Groupe de travail sur la détention arbitraire.

Fidèle à sa mission de défense des droits humains, Alkarama poursuivra ses démarches afin de promouvoir l’exécution de cet avis et de contribuer au respect des droits fondamentaux consacrés par le droit international.