Articles pour Émirats Arabes Unis

Les autorités des Émirats arabes unis ne se contentent pas de réprimer les militants et les opposants politiques et de les mettre en détention pendant de nombreuses années et de leur infliger des sanctions sévères à l'issue de procès inéquitables.

La famille du militant émirati Abd al-Salam Darwish al-Marzouqi est en deuil après la mort de son fils Salman, dont la santé s’était gravement détériorée en l’absence de son père condamné à dix ans de prison, dont neuf passés à la prison d’Al Razeen. Celui-ci est détenu à la suite de sa condamnation dans le cadre de l’affaire dite des « EAU 94 » en représailles pour avoir exercé ses droits à la liberté d’expression et d’opinion.

Un premier groupe de six détenus yéménites de Guantanamo parmi les 18 qui ont été transféré aux Emirats arabes unis (EAU) est arrivé à Hadramot au Yémen. Le gouvernement des EAU n'a malheureusement pas respecté ses engagements à leur égard.
Le retour des détenus yéménites de Guantanamo par les Émirats arabes unis intervient après un parcours très difficile qui a duré environ 20 ans, à la suite de vastes campagnes médiatiques et de défense des droits de l'homme.

Alkarama partage la douleur de la  famille du détenu d'opinion émirati Mohammed Abdul Razzaq Al-Siddiq et la famille défenseuse des droits de l'homme, dans leur douleur suite au décès de la militante des droits de l'homme Alaa Al-Siddiq, décédée à la suite d'un accident de la circulation à Oxford en Grande-Bretagne.

La Rapporteure spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l'homme, Mary Lawlor, a appelé les Émirats arabes unis à libérer immédiatement cinq défenseurs des droits de l'homme emprisonnés depuis 2013, se référant aux allégations de torture, de mauvais traitements et de procès inéquitables.

Un ancien détenu yéménite des prisons secrètes émiraties au Yémen a révélé qu'il avait été soumis à des tortures psychologiques et physiques aux mains des enquêteurs émiratis, lors de sa détention dans une prison secrète du complexe pétrolier de Balhaf. Ce complexe est géré par la société française Total, dans la province yéménite de Shabwa.

Le 15 avril 2021, Alkarama a soumis son rapport au Secrétaire général de l'ONU (UNSG) concernant plusieurs cas de représailles en Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis. En vertu de la résolution 12/2, le Secrétaire général de l'ONU soumet au Conseil des droits de l'homme un rapport annuel compilant les informations reçues sur les actes de représailles pour la coopération avec l'ONU dans le domaine des droits de l'homme.

Alkarama exprime sa grave préoccupation face aux informations faisant état de la détérioration de l'état de santé du défenseur des droits humains émirati Ahmed Mansour, détenu depuis près de quatre ans dans de très mauvaises conditions de détention. Les autorités émiraties sont tenues pour responsables de sa vie et de son intégrité physique et morale.

Aujourd'hui, mercredi 18 novembre 2020, Alkarama a écrit au Groupe de travail sur les disparitions forcées et involontaires, lui demandant d'intervenir en faveur du prédicateur yéménite, Abdul Qadir Al-Badiji (Al-Shaibani), porté disparu depuis le 30 octobre dernier dans la ville d'Aden, dans le sud du Yémen.

Des experts des droits de l'homme des Nations Unies ont condamné les Émirats arabes unis concernant la détention arbitraire et les mauvais traitements de détenus yéménites revenant de Guantanamo, se déclarant préoccupés par le risque de retour forcé dans leur pays, le Yémen, à la lumière de la poursuite du conflit armé et de la crise humanitaire.

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