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Le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire (GTDA) a rendu son Avis n° 76/2025, concluant que la privation de liberté de Hassan Elfargani Salem, député à la Chambre des représentants libyenne, et de son frère Mohamed Elfargani Salem était arbitraire au regard du droit international. 

Alkarama suit avec une vive préoccupation les circonstances de l’arrestation du ressortissant égyptien Mahmoud Mohamed Fathi Badr, interpellé par les autorités libyennes en compagnie de son épouse dans la soirée du 19 juillet 2026, à leur lieu de résidence, l’hôtel Al Tawfiq, situé dans le quartier d’Al Dhahra à Tripoli. Alkarama met en garde les autorités libyennes contre toute remise de l’intéressé aux autorités égyptiennes et leur rappelle les obligations impératives qui leur incombent en vertu du droit international. 

Le gouvernement syrien s’est vu remettre cinq de ses ressortissants, détenus arbitrairement par les autorités de Benghazi affiliées au maréchal à la retraite Khalifa Haftar, après avoir été arrêtés pour avoir célébré la chute de l’ancien régime dans leur pays et l’annonce de la « libération » de la capitale Damas en décembre 2024.

Alkarama a appris auprès de ses sources que plusieurs milices affiliées au général Khalifa Haftar détiennent des ressortissants syriens en otage et conditionnent leur libération à une reconnaissance officielle par le nouveau gouvernement syrien. Cette situation concerne notamment cinq jeunes hommes pour lesquels Alkarama avait déjà saisi les procédures spéciales compétentes des Nations Unies.

Dans un rapport de suivi adressé au Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire (GTDA), Alkarama a dénoncé l’inaction persistante de la Libye et de l’Arabie saoudite quant à la mise en œuvre des avis rendus entre 2023 et 2025 concernant plusieurs cas de détention arbitraire. 

Parti à la recherche d’une vie meilleure, Youssef Al Arfi, un jeune ressortissant syrien, a disparu dans une Libye fracturée par les conflits. 

Comme de nombreux Syriens fuyant la guerre et l’instabilité, il a espéré trouver la paix et la sécurité en Europe, mais a dû emprunter des routes périlleuses en raison de l’éclatement et de l’insécurité persistante dans son pays. 

Le 18 juin 2025, Alkarama a adressé un appel urgent au Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDF), ainsi qu’à d’autres mécanismes onusiens, concernant cinq citoyens syriens enlevés par les forces de sécurité intérieure du général Khalifa Haftar et ses partisans à Benghazi, dans l’est de la Libye, le 11 décembre 2024. 

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit choqué par les graves violations des droits humains récemment mises au jour dans des centres de détention, officiels et non officiels, sous le contrôle de la Force de soutien à la stabilité à Tripoli.

Alkarama a informé le Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires (WGEID) de la réapparition de plusieurs victimes de disparition forcée en Libye, dont les cas avaient été précédemment soumis par Alkarama. Ces victimes ont récemment été libérées par les autorités gouvernementales de plusieurs prisons secrètes auparavant contrôlées par des milices armées. 

Le 6 mai 2025, Alkarama a soumis au Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées (GTDF) le cas de Wael Mansour Abdeljawad Al Malki, un jeune lycéen libyen disparu à Benghazi depuis plus de dix ans.