Articles pour Djibouti

Alors que l’Examen Périodique Universel (EPU) de Djibouti vient de s’achever au Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies (CDH ), de nombreuses préoccupations demeurent quant à la volonté politique des autorités d’apporter une amélioration significative des droits de l’homme dans le pays.

En vue du troisième Examen Périodique Universel (EPU) de Djibouti, prévu en mai 2018, Alkarama a soumis son rapport sur la situation des droits de l’homme dans le pays aux Etats membre

Mohamed Ahmed Edou dit Mohamed Djabha, le plus ancien détenu politique à Djibouti a été condamné le 18 juin dernier à 15 ans de prison. Ce ressortissant djiboutien d’origine érythréenne, membre du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD)  et opposant de la première heure à la dictature dans son pays avait été arrêté à Djibouti le 1er mai 2010. Il était accusé d’avoir créé « une organisation paramilitaire » et d’avoir « collaboré avec une puissance étrangère ».

Farah Abadid Hildid, Naguib Ali Gouradi, Mohamoud Mohamed Daher et Ibrahim Abdi Indayereh, les quatre membres du Mouvement pour le Renouveau Démocratique et le Développement (MRD) qui avaient été condamnés à deux mois d’emprisonnement et placés en détention à la prison de Gabode le 28 Mars 2017, ont finalement été libérés le 10 Mai dernier dans l’attente de la décision de la Cour d’Appel de Djibouti.

Le 28 mars 2017, Alkarama et la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) représentée par Me Zakaria Abdillahi, ont saisi le Rapporteur Spécial sur le droit de réunion pacifique et d'association (RS RPA) d'un appel urgent à la suite de la récente vague d'arrestations à Djibouti qui a touché 19 membres Mouvement pour le Renouveau Démocratique (MRD).

Le 24 octobre 2016, après trois mois de détention arbitraire, les autorités djiboutiennes ont libéré Abdi Aden Cheik Ali, citoyen djiboutien qui avait été arrêté le 20 juillet 2016 suite à la publication d'une vidéo dénonçant la pénurie d'eau dans la région. Une fois relâché, il a rapporté avoir été détenu dans des conditions particulièrement difficiles.

Le 9 août 2016, Kadar Abdi Ibrahim (قادر عبدي إبراهيم), co-directeur de publication du journal 'l'Aurore', a été arrêté et détenu arbitrairement pour avoir couvert l'interdiction de quitter le territoire par les autorités djiboutiennes de l'ancien ministre Hamoud Abdi Soulman.

Le 10 août 2016, Alkarama a saisi le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection du droit à la Liberté d'Opinion et d'Expression (RS LIBX) du cas de Abdi Aden Cheik Ali, pour appeler les autorités djiboutiennes à annuler sa condamnation à trois mois de prison suite à la publication d'une vidéo dénonçant une pénurie d'eau dans la ville d'Ali-Sabieh.

Le 19 janvier 2016, le tribunal des flagrants délits de Djibouti-ville a condamné Kadar Abdi Ibrahim, le co-directeur de publication du journal l'Aurore, à deux mois de prison avec sursis et a suspendu la publication de ce mensuel pour deux mois.

Le 15 janvier 2016, Alkarama a alerté de nouveau les Rapporteurs Spéciaux des Nations Unies sur la promotion et la protection du droit à la Liberté d'Opinion et d'Expression (RS LIBX) et sur la torture (RST) du cas de Mohamed Ibrahim Waïss, un journaliste djiboutien