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Alkarama a informé le Groupe de travail sur la détention arbitraire de l'emprisonnement depuis des mois voir depuis deux ans de cinq personnes au centre de détention des services de la sécurité politique (Al-Amn Assiyassi) à Sanaa sans qu'elles aient été présentées devant un magistrat ou aient été informées des charges retenues contre elles.

Cette communication a été adressée le 9 novembre 2010 à la Procédure spéciale la priant d'intervenir auprès des autorités yéménites afin que les cinq personnes soient libérées ou placées sous la protection de la loi.
Le 5 octobre 2010, l'Office central de la sécurité politique yéménite a libéré le journaliste Kamal Yahya Sharaf après plus d'un mois de détention au secret aux mains des services de la Sûreté de l'Etat. Un juge aux affaires de la Sûreté de l'Etat avait ordonné sa libération, qui n'est devenue effective qu'après 13 nouveaux jours de détention au siège de la Sécurité politique.

Les disparitions et arrestations d'Abd Al-Ilah Haidar Shayie et de Kamal Yahya Sharaf ont provoqué une vague de contestations aux niveaux national et international.

Jamal Al-Badawi a entamé une grève de la faim illimitée il y a vingt-et-un jours à la prison de la Sûreté de l'Etat à Sanaa pour protester contre le fait que les autorités n'ont pas tenu leur promesse de le libérer. Alkarama a appris que son état de santé continue de se détériorer progressivement.

La famille de Jamal Al-Badawi a dit à notre représentant au Yémen qu'elle avait été en mesure de lui rendre visite à la prison de la Sûreté de l'Etat trois fois au cours de la semaine dernière. Pendant plusieurs semaines consécutives, sa famille n'avait pas pu obtenir de droit de visite.

Al Karama a saisi aujourd'hui le Rapporteur spécial contre la torture et le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion d'un appel urgent relatif à l'enlèvement et à la disparition de M.
M. Sadman Hossain avait été arrêté le 14 février 2010 et avait disparu pendant six mois avant d'être renvoyé dans son pays le Bengladesh le 12 août 2010. Il rapporte avoir été détenu au secret dans un isolement total dans une cellule souterraine et subi des mauvais traitements.

Pour rappel:
M. Ameen Hamoud Al Hossaini a été arrêté le 18 avril 2010 dans son local commercial par des agents des services de la police criminelle sans qu'aucun motif ni mandat de justice ne lui aient été présentés. Il est détenu au secret à la prison de Sanaa sans contact avec l'extérieur.

Alkarama s'est adressée au Groupe de travail sur la détention arbitraire lui demandant d'intervenir auprès des autorités yéménites afin que celles-ci libèrent immédiatement M. Al-Hossaini et l'indemnisent pour le préjudice subi.

M. Ammar Attayiar a été arrêté le 11 janvier 2010 par des membres des services de sécurité qui l'ont emmené dans leurs locaux puis transféré dans un centre de détention des services d’investigation criminelle où il a été détenu au secret et gravement torturé. Il devait faire l’objet d’une mesure de libération provisoire le 4 avril 2010 mais à ce jour il est maintenu en prison.
M. Abdelhamid Al-Jaishi a été arrêté à la porte du domicile familial le 13 décembre 2009 par plusieurs agents des services de la sécurité politique (al-amn al-siyassi) qui l'ont emmené à une destination inconnue et qui depuis nient le détenir.

Alkarama a adressé le 14 juin 2010 une communication au Groupe de travail sur les disparitions forcées lui demandant d'intervenir auprès des autorités yéménites afin que M. Al-Jaishi soit libéré ou placé sous la protection de la loi.
Alkarama a appris que Mustafa et Ashraf Eid Namer Al-Haddad, âgés de 09 et 14 ans, qui avaient été arrêtés avec leur père le 2 juin 2010 ont été libérés le 9 juin 2010.
M. Omar Eid Namer Al-Haddad et ses deux fils âgés de 9 et 14 ans ont été arrêtés à leur domicile le 2 juin 2010 et emmenés vers une destination inconnue. Détenus au centre de détention des services de lutte antiterroriste, ils ont pu voir leur famille qui a constaé qu'ils avaient été battus et maltraités.

Alkarama a adressé le 8 juin 2010 une action urgente au Rapporteur spécial contre la torture lui demandant d'intervenir auprès des autorités yéménites dans le cas de la famille EID NAMER AL-HADDAD.