La Fondation suisse Alkarama publie son rapport annuel 2015

 

Dans un monde arabe

meurtri par les guerres,

les violations des droits

de l'homme augmentent

      AnnualReport2015

 

Genève (Suisse), 30 mars 2016 – La Fondation Alkarama, établie à Genève, publie aujourd'hui son rapport annuel 2015. Au fil de ses 70 pages, le document fait le point sur les activités menées dans 20 pays arabes par cette ONG spécialisée dans la défense des droits de l'homme. Le rapport offre ainsi l'occasion d'évaluer la situation des droits de l'homme dans la région.

Avec plus de 20 000 cas suivis depuis 2008, Alkarama est reconnue comme l'une des ONG les plus actives pour sa collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), dans le but d'inciter les gouvernements arabes à mettre fin aux violations des droits de l'homme et à respecter les droits et les libertés de leurs citoyens. « Ce rapport contient des données sur le travail que nous avons réalisé en 2015, indique Mourad Dhina, directeur exécutif d'Alkarama. Il montre que la mission d'Alkarama, qui consiste à lutter contre les violations majeures des droits de l'homme dans le monde arabe, telles que les exécutions sommaires, les disparitions forcées, la torture et la détention arbitraire, est toujours nécessaire et qu'elle doit continuer à guider nos actions dans le futur. »


Les droits de l'homme sont un sujet incontournable dans la région...


Alkarama considère que les droits de l'homme sont devenus une préoccupation incontournable dans les pays arabes. Grâce à la lutte incessante qu'elle mène aux côtés des familles de victimes, d'avocats et d'organisations de la société civile, les gouvernements ne peuvent ignorer que la négligence des violations systématiques des droits de l'homme conduira les États à la faillite, avec tout ce que cela implique en termes de migrations massives et de montée du terrorisme. Alkarama regrette également que certains pays occidentaux ignorent trop fréquemment cette réalité et accordent parfois leur soutien à des dictatures qui osent affirmer que leurs populations ne sont « pas prêtes pour la démocratie ».


... mais le système des Nations Unies pour les droits de l'homme se trouve parfois impuissant face à des situations odieuses

En raison de leurs intérêts politiques et géostratégiques, les gouvernements prononcent trop souvent de vaines promesses, si bien que les victimes et les défenseurs des droits de l'homme eux-mêmes expriment parfois des doutes sur la réalité de l'universalité des droits de l'homme. Ces droits sont de toute évidence un sujet trop sérieux pour être laissé dans les mains des seuls hommes politiques !

Les révolutions arabes de 2011 ont pour l'instant échoué à faire respecter les droits civils et politiques

Cinq ans après les printemps arabes, la négation des droits civils et politiques des personnes demeure la source de la plupart des violations rapportées en 2015. Alkarama est préoccupée par le fait que presque tous les gouvernements arabes continuent de considérer les défenseurs des droits de l'homme comme des « ennemis » ou des « traîtres » méritant les pires condamnations, souvent au prétexte du « terrorisme ». De surcroît, ces gouvernements n'ont pas modifié leur attitude négative vis-à-vis des mécanismes des Nations Unies pour les droits de l'homme, évitant de mettre en œuvre les recommandations des organes conventionnels ou de collaborer avec les Procédures spéciales, refusant même les demandes de visite des experts des Nations Unies. Alkarama souhaite que ces gouvernements adoptent une attitude constructive envers les mécanismes des Nations Unies et les défenseurs des droits de l'homme.

Pour lire ou télécharger le rapport annuel en français, veuillez cliquer sur la vignette de couverture ci-dessus.

Pour plus d'informations ou une interview, veuillez contacter l'équipe média à media@alkarama.org (Dir: +41 22 734 1008).

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