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Oman : Disparition forcée d'un citoyen yéménite, Abdulrahmen Ali Salem Mohammed, depuis plus de six mois

Oman AbdulrahmanAliSalemAlkarama a saisi le Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations Unies du cas d'Abdulrahmen Ali Salem Mohammed, citoyen yéménite, qui a disparu le 27 décembre 2013 à la suite de son arrestation à un barrage routier de contrôle de police.

Abdulrahmen, 19 ans, réside habituellement aux Emirats Arabes Unis où il travaille  dans le domaine de l'import-export de voitures à Dubaï, ce qui l'amenait à traverser fréquemment le Sultanat d'Oman pour rendre visite à sa famille au Yémen.

Arrestation et disparition forcée d'Abdulrahmen
Le 27 décembre 2013, il a été interpellé à un point de contrôle à Thumrait, dans la région de Dhofar, à Oman, alors qu'il se rendait à Dubaï, en compagnie d'un autre citoyen yéménite. Tous deux ont été arrêtés et emmenés dans un lieu inconnu.

Sans nouvelles de lui, sa famille a alors entrepris de nombreuses démarches auprès des autorités omanaises pour connaitre les raisons de l'arrestation et le lieu de sa détention. Celles-ci n'ont cependant jamais répondu aux sollicitations des proches de la victime, ni même reconnu officiellement le détenir.

Ce n'est qu'en avril 2014 que la famille d'Abdulrahmen a pu avoir pour la première fois de ses nouvelles par son compagnon de voyage, lui-même détenu au secret pendant quatre mois et qui venait d'être libéré. Il a ainsi confirmé la détention d'Abdulrahman dans les locaux des services de renseignements omanais.

La détention au secret est une forme de torture
La détention secrète a pour conséquence de soustraire la victime à la protection de la loi et porte donc une grave atteinte aux droits fondamentaux de la personne. Dans le cas d'Abdulrahmen, celui-ci ne fait, à ce jour, l'objet d'aucune procédure légale et reste totalement isolé du monde extérieur sans possibilité de recevoir la visite de sa famille ou d'un avocat. Alkarama exprime de grandes inquiétudes sur son sort et rappelle que, selon le Comité des droits de l'homme des Nations Unies, la détention au secret constitue, en soi, une forme de torture.

Aussi, Alkarama a appelé le Groupe de travail sur les disparitions forcées des Nations Unies à intervenir d'urgence auprès des autorités omanaises afin que la victime soit libérée ou, en tout état de cause, placée sous la protection de la loi.

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